8. De la liberté de choisir entre le néant et la dignité de créer



La personne est ce qu’il y a de plus parfait dans la nature, à savoir un être de nature raisonnable. A leur nature raisonnable les personnes doivent leur autonomie. Au moyen de celle-ci l’individu peut ouvrir de nouvelles voies à l’humanité par sa pensée ou les affermir par ses actes.

Pour Saint Thomas c’est cette « dignitas creandi », dignité de créer qui fait de l’humanité l’image de Dieu.

Mais de même que le corps est soumis au déterminisme des lois biologiques en fonction des nécessités du maintien de la vie, non de l’individu mais de l’espèce, les phénomènes mentaux de logique, d’esthétique et d’éthique sont déterminés de l’intérieur par les lois de la conscience afin d’assurer le maintien de celle-ci au plan universel.

Les lois de la conscience ne peuvent donc être renversées par un agent extérieur comme le hasard ou la mauvaise volonté. Car le mal est évident.L'homme a la faculté de penser pouvoir agir comme il veut jusqu'à ce qu'il l'ai fait.Mais alors il ressent la nécessité d'avoir toujours eu à se comporter moralement ou bien se sait mauvais .

C’est ce que nous dit le Christianisme quand il nous assure sur l’éternité de la personne et la nature extérieure du péché.

Toutefois la liberté de la personne peut bien lui permettre de refuser toute loi.

Opter ainsi de se retrancher de ce qui est nécessaire à l’humanité serait alors toutefois choisir de priver sa personne de toute influence future et donc de toute existence future. Pour les chrétiens elle serait privée de « salut ».